« Restez chez vous ». Pendant le confinement, les Français ont été appelé à rester chez eux. Des dispositifs comme le télétravail et le télé-enseignement ont été mis en place pour aider la population à respecter les règles du confinement. La pratique de la télémédecine et en particulier de la consultation à distance s’est développée et pourrait bien s’ancrer dans les habitudes.

Pendant le confinement, les Français pouvaient sortir qu’en cas de nécessité absolue. Le travail et l’enseignement s’exerçaient à distance. Mais ce ne sont pas les seuls activités à avoir connu des changements. Une activité en particulier s’est fortement développée et a connu une croissance fulgurante : la télémédecine. Mais quelle est cette nouvelle pratique ?

La télémédecine : c’est quoi ?

Mise en place en 2018, la télémédecine est une pratique médicale tenue à distance utilisant les technologies de l’information et de la communication. La télémédecine est une autre façon de soigner. Mais elle garde tout de même les mêmes exigences en matière de qualité et de sécurité que les pratiques classiques.

La télémédecine s’adresse à toutes les personnes qui ressentent le besoin de consulter sans la nécessité d’une prise en charge par les services hospitaliers.

Concrètement, la télémédecine est un service qui permet de mettre en relation des professionnels de santé et des patients afin d’établir un diagnostic, surveiller l’état de santé, prescrire des médicaments….

L’objectif est d’offrir un meilleur accès aux services de santé, surtout dans les déserts médicaux. Egalement, elle permet une prise en charge plus rapide.

La télémédecine rassemble 5 actes : la téléassistance médicale (intervention d’un expert auprès d’un professionnel de sante), la télésurveillance (explication des résultats par un professionnel de santé), la télé-expertise (sollicitation de l’avis d’un expert par un professionnel de santé), la téléconsultation (consultation à distance) et la régulation médicale (établissement d’un diagnostic pour des urgences).

Il y a déjà une dizaine de sites qui se partagent le marché. En 2019, Doctolib, leader français de la prise de rendez-vous en ligne, lance à son tour les services de téléconsultation.

Une croissance exponentielle pendant la crise sanitaire

Selon la Caisse Primaire d’Assurance Maladie, 486 369 téléconsultations ont été facturées pendant la semaine du 23 au 29 mars. L’augmentation du nombre de téléconsultation s’explique par la crise sanitaire du coronavirus. Les téléconsultations s’élevaient à 10 000 par semaine au début du mois de mars. Elles ont été multiplié par 8 lors de la première semaine de confinement, soit 80 000 téléconsultations.

Aujourd’hui, les téléconsultations représentent plus de 11% de l’ensemble des consultations après la crise. Auparavant, elles représentaient moins de 1%.

Cette augmentation de la pratique de la consultation à distance s’explique également par une hausse du nombre de médecins qui propose ce service. Aujourd’hui, un tiers des médecins ont recourt à la téléconsultation.

Cette augmentation rapide est aussi due à un assouplissement des règles de facturation. En effet, pendant toute la durée de l’épidémie la consultation à distance est prise en charge à 100% par l’Assurance maladie. Elles peuvent également s’effectuer en tiers payant pour faciliter l’accès aux soins.

La consultation à distance : un avis partagé

Malgré tout, la télémédecine a connu des débuts difficiles. Selon une enquête réalisée par Harris interactive en Janvier 2019, seulement 52% des Français étaient prêt à la télémédecine. Un an plus tard, les chiffres sont en légère hausse, 58% des Français déclarent qu’ils pourraient recourir à la télémédecine. Cette enquête a été menée sur un échantillon de 1.018 Français de 18 ans et plus.

En raison de la crise du coronavirus, la téléconsultation a connu une forte croissance. Alliant sécurité et gain de temps, les Français se sont tournés vers cette solution. Et il se pourrait bien que cette pratique rentre dans les habitudes. Pour en savoir plus sur la télémédecine, rendez-vous sur le site du ministère des solidarités et de la santé.